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Le moral après CIVICUS

Pour ce dernier billet de l’édition 2011, je me permets de sortir un peu de mon parcours thématique des sociétés civiles et des espaces démocratiques pour plutôt aborder le sentiment que peut laisser la participation à CIVICUS ou tout autre événement d’une même envergure.

J’ai lu à travers les nombreux tweets de la fin de semaine que certaines personnes ressentaient des blues après la fin des événements, puisque l’idée de retomber dans le quotidien de leurs fonctions paraîssait d’une certaine banalité.

Je me souviens également que, l’année dernière, j’avais rencontré des gens à CIVICUS qui trouvaient que cet espace d’échange n’apportait rien de nouveau ni de concret et que c’était plutôt une occasion pour des gens de se rencontrer dans un endroit un peu jet set.

Pour répondre un peu à ces affirmations, je comprends tout à fait le vide que peut laisser CIVICUS après sa fin. Comme gestionnaire d’ONG, je n’ai pas pu payer mon entrée à l’événement. J’ai donc participer comme blogueuse, mais, il est évident que j’ai quand même tenté de tirer des apprentissages pour mon organisme. Habitant moi-même à Montréal, la participation à CIVICUS s’inscrivait bien dans mon horaire, mais, pour une personne qui travaille dans un petit organisme dans un village en Asie par exemple, dont la sécurité est régulièrement menacée, aller dans un espace tel CIVICUS pendant environ 5 jours représente un événement notoire.

La participation constitue à : chercher les subventions pour permettre la participation, préparer les bagages, arriver dans un nouvel endroit aux climats politique et social différents, vivre des journées intenses de débats, d’apprentissage, de réseautage, de réflexion et essayer de se faire une tête avec toute les idées reçues. C’est un des rares endroit où nous pouvons parler du coeur de nos luttes.

Gérer un organisme n’est pas toujours de tout repos. Il faut gérer des bénévoles, gérer du personnel, des conditions de travail difficiles, des finances précaires, trouver des idées de projets, réseauter, faire les communications, bref, faire plein de tâches qui sont essentielles, mais qui nous éloigne chaque jour de notre volonté réelle de vouloir agir directement sur les enjeux que nous défendons.

Même si certainEs détracteurs affirment que les idées amenées à CIVICUS ne sont pas toujours nouvelles, dans la vie des gens qui les reçoivent, elles font une différence. En effet, une fin de semaine à entendre des idées, comparer des projets, cueillir des données sur les façons de faire, connaître des nouveaux organismes, rencontrer des gens dynamiques, donne une bouffée d’énergie qui fait du bien et permet à plusieurs personnes de rentrer chez elle pour retourner faire leur travail avec une énergie renouvelée.

Juste pour ça, ce genre d’événement a sa raison-d’être et, pour tout ça, certainEs ressentent un blues après la fin; c’est l’effet du changement.

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Catégories : Société civile et espaces démocratiques

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